Etape 1: Oman & ses wadis

Malgré deux heures de retard au départ de Genève nous décollons finalement et atterrissons à Dubai – Emirats Arabes Unis – vers 1:00 du matin. On récupère notre voiture à l’aéroport, les employés de Dollar sont extrêmement sympathiques, et après avoir vu le passeport français de Mathieu nous disent quand même que « Ho des parisiens, on adore les parisiens! Ils sont toujours si gentils ». Ahahaha j’ai ravalé ma fierté de Suisse et ai tenté un sourire pas trop forcé 😉
Bref, il paraitrait donc qu’on ait des têtes de Parigos! Je crois que la fierté bretonne de Mathieu en a aussi pris un coup!
Puis on se met à rouler, de nuit, direction la première étape de notre tour du monde: le Sultanat d’Oman!
Histoire de bien commencer notre périple on se trompe de frontière, on a tenté de passer par la frontière réservée aux diplomates… On s’enfonce dans les collines désertiques et après plusieurs heures de route on passe la frontière de Hatta. On doit avoir un visa, qu’on peut directement demander et régler (5 OMR par visa) sur place. Dans le bâtiment de l’administration heureusement qu’un Monsieur (un dubaïote?) très sympa et compréhensif nous explique quel formulaire compléter, à qui nous adresser et où payer pour le visa car le personnel à la frontière n’en a carrément rien à faire de nous. Finalement, on repart avec nos visas qui nous autorisent à rester au maximum 10 jours à Oman (visa de tourisme) !

Après avoir roulé plus de 5 heures et ne pas avoir dormi depuis environ 26 heures on tente une petite sieste #1 au bord de la route montagneuse/désertique. Il est 8:00 du matin mais il fait déjà 38 degrés. Notre tentative de se reposer échoue lamentablement car on se fait chasser par les chiens du propriétaire du petit bout de terrain sur lequel on s’est parqués.

On repart pour 3 heures de route.

On tombe de fatigue, tentative de sieste #2 au bord de la route sous un arbre (les omanais font de même). Sauf qu’entre-temps il fait 45 degrés donc à part transpirer et suffoquer par manque d’air ça ne donne pas grand chose. On repart crevés et luttant contre le sommeil.

Tentative #3 vers 13:00 dans une place de jeu sous un petit toit en bois, qui malheureusement ne limite qu’à peine les 48 degrés qui tapent bien.

Quelques siestes ratées et 10 cafés plus tard on arrive enfin à Muscat! On se mélange les pinceaux avec le taux de change (on dira que c’est dû à la fatigue et pas à nos piètres compétences en mathématiques 🙂 ) et on se prend une chambre d’hôtel bien méritée, mais assez chère au final (par rapport à notre budget par jour). On mange un kebab en sirotant un MANGO JUICE (j’adoooore les mangos juices! J’en buvais tous les matins aux Philippines!), on visite les alentours, on tombe sous le charme de cette architecture typique, de ces vieilles ruelles pleines de charme, du bord de mer bien entretenu et de ce « bordel organisé » que ce soit sur la route, dans le souk ou en ville.

Nous sommes étonnés de ne voir que très peu de touristes, et surtout peu de jeunes, la plupart sont des couples à partir de la 40aine.

On ressent également très rapidement la prédominance de la religion, au son des prières qui rythment la journée. Mais également la position de la femme. On voit très très peu de femmes et malgré un pantalon long et t-shirt ample on me regarde un peu bizarrement. Et encore à Muscat ça va encore, à Nizwa ce sera encore plus accentué.
Pour vous prouver que les bretons sont absolument PARTOUT (ou que le monde est vraiment petit) je dois vous raconter une petite anecdote: Mathieu fume sa clope devant l’hôtel et un type qui dormait dans le même hôtel le rejoint pour une clope. Il s’avère que ce type est breton, de Vannes, à côté de chez Mathieu!
Après une nuit de 14h on se réveille un peu plus frais et on se met en route pour le désert, le vrai (Wahiba Sands) et les fameux wadis (sorte d’oasis) qu’on a hâte de découvrir! D’après plusieurs guides et témoignages le plus grand & le plus beau serait le Wadi Bani Khalid. On arrive sur place et la « légende » dit vrai!  C’est probablement le plus beau wadi du pays (bon on n’a pas vu les autres mais on se fie aux guides!). Des palmiers, de la verdure, une eau bleue à tomber et quelques jeunes omanais qui s’éclatent dans la piscine naturelle du wadi. On en prend pleins les mirettes! 🙂
Dans nos têtes on se dit direct que ce serait un spot de rêve pour camper ce soir. Et là le « maitre-nageur » qui est là pour surveiller un peu les alentours a dû lire dans nos pensées car il nous dit spontanément « hey guys, I see that you have your tent, you should stay here tonight! Camping’s allowed! ». Il ne faut pas nous le dire deux fois 🙂
La nuit tombe rapidement, le campement est en place, on se baigne dans la piscine au coucher de soleil. Nuit sous tente par 30 degrés, à peu près gérable.
Réveil de rêve face à ce décor sublime. On a l’impression d’être seuls au monde. Mais on se rend rapidement compte que non, nous ne sommes pas seuls. Un concerto de pets de biquettes qui sont à 20m de là nous réveille pour de bon et on finit par plier le campement et reprendre la route.

Direction Nizwa! On visite le fort, le centre-ville mais il fait bien trop chaud, il n’y a pas grand chose à faire ou à voir, on pense qu’on ne trouvera pas de spot sympa pour planter la tente et dormir par ici, donc on reprend la route pour Al Rustaq. Même sentiment ici, pas grand chose à voir, ni à faire mais comme il fait déjà nuit il faut qu’on trouve rapidement un spot pour passer la nuit. L’endroit le moins glauque est à 50m de la route, entre deux collinettes. Terrain pas adapté à la tente donc on dort dans la voiture mais il fait 40 degrés dans ce coin désertique donc à part transpirer, s’énerver après un moustique et suffoquer car il n’y a pas d’air on passe plutôt une mauvaise nuit. Et puis bon l’endroit est enfait un cimetière de biquettes avec des restes d’ossements & des carcasses! Ambiance!

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Au cimetière des biquettes
Dès que le soleil se lève on roule avec grande hâte en direction des Emirats Arabes Unis pour retrouver des températures plus agréables (35-43 degrès) et surtout retrouver mes petits chous: Maxime & Butsaya!!
Dois-je mentionner que pour la seconde fois (la première était lors de l’entrée dans Oman) Mathieu tente de feinter un passage à la frontière (« ça sert sûrement à rien de s’arrêter à ce bureau-là, regarde on peut couper par ici! ») et au final on se retrouve à retourner en arrière pour repasser l’endroit qu’on a feinté car il nous manque un bout de papier pour passer la suite et les garde-frontières ne nous laissent pas passer… Je crois qu’après la 2ème fois Mathieu a enfin compris qu’il fallait bien s’arrêter à chaque arrêt pour pouvoir entrer ou sortir à/de Oman :). Heureusement qu’à la frontière omanaise ils ne sont pas paranos et zélés car on aurait pu avoir des problèmes!
Petit cadeau de départ: fouille totale du véhicule et de nos sacs par un grand garde-frontière omanais, on ne fait pas les malins, il n’a pas l’air commode. Il ne trouve rien et nous laisse repartir avec un grand sourire. Finalement il est très gentil ce monsieur!

 

Et là on ne pense plus qu’à la douche, à l’air conditionné et au lit moelleux qui nous attendent à Dubai! Et à retrouver les copains 🙂

4 réflexions sur “Etape 1: Oman & ses wadis

  1. j’attaque le blog seulement aujourd’hui , mercredi 31 mai . trop de travail à la poste ….première impression d’aventures exceptionnelles qui vous attendent . ce n’est que le début…..

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