Nous quittons donc le Costa Rica à contre-coeur, encore sur notre faim et arrivons le mardi 9 août à San Juan del Sur au Nicaragua. Il s’agit d’une petite station balnéaire assez appréciée pour surfer et faire la fête.
Nous logeons dans une auberge en dehors de la ville, toute neuve, avec piscine, bar et restaurant. Notre arrivée se fait en fin de journée sous un ciel bleu pastel avec des nuages roses barbapapas. Un bel accueil!
Les deux prochains jours s’annoncent calmes et nous visitons San Juan del Sur, ses ruelles, ses shops, ses cafés, sa plage, ainsi que son Cristo (qui surplombe la plage). À noter que c’est le second plus grand Christ après le Christ Rédempteur de Rio de Janeiro!







Prochaine étape Nica: l’ile d’Ometepe.
Deux volcans majestueux (Volcan Concepcion et Volcan Maderas) se trouvent sur cette île encerclée d’un grand lac d’eau douce.


Lors du trajet en bus nous rencontrons Raïssa une hollondaise de 26 ans qui traverse seule le Nicaragua en trois semaines. En 2 heures de bus et de bateau nous nous lions d’amitié avec elle! Une jeune femme simple, posée, intéressante & voyageuse. Le feeling passe immédiatement. Nous la retrouverons le soir même pour un restaurant les trois ensemble et même une semaine plus tard, ailleurs au Nicaragua! Une belle rencontre 🙂
Notre venue à Ometepe s’explique uniquement par l’envie de gravir le volcan Concepcion, le plus haut et difficile des deux volcans (hé ouai on aime les challenges!). Cela faisait plusieurs semaines que nous n’avions plus fait un trek ou un effort physique qui nous challengeait. Un peu de farniente à la plage et notre côté baroudeur & hyper actif revient au galop!



Le 12 août nous partons aux aurores Mathieu, moi, ainsi que Moises le guide recommandé par notre auberge. Nous qui pension qu’aujourd’hui ce serait l’ascension du volcan notre pire cauchemar… Que nenni! C’est bel et bien Moises, le guide, qui s’avèrera être une vraie plaie!
Nous partions du principe que le guide nous apprendrait un maximum de choses sur la faune & la flore spécifique au volcan. Qu’il nous parlerait de l’histoire du Concepcion. Au lieu de cela il n’a cessé de sursauter à chaque insecte que nous croisions et, 7 heures durant, nous a bassiné de stupidités. Les seuls mots qu’il avait à la bouche étaient: alcool, femmes, drogues. Comme si ce jeunot de 21 ans allait nous apprendre la vie! Et surtout, nos centres d’intérêts ne sont pas les mêmes que les siens! Nous voulions profiter d’un joli moment dans la nature, tout en apprenant des éléments nouveaux sur le volcan Concepcion. Mais au final nous avons été obligés d’écouter son ramassis de bêtises et le regarder draguer chaque touristes que nous croisions durant toute la journée. Un calvaire!
Heureusement que la nature environnante avait de quoi combler nos yeux, à défaut d’avoir nos oreilles comblées…
L’ascension était si raide que par moments nous étions tentés de lui faire un croche-pied, afin d’avoir la paix. Mmmh quoique les prisons nicas doivent être moyennement accueillantes, ce guignol n’en vaut pas la peine 😉
En dehors de cela nous avons pris du plaisir dans notre souffrance (de 0 à 1600 mètres puis redescendre à 0 mètres en 6h45, par des pentes extrêmement raides, sous une chaleur de plomb et une odeur entêtante de soufre) grâce à la beauté du panorama qui s’offrait à nous de là-haut. Le dégradé bleu, vert, ocre (lac, jungle, lave séchée) en contre-bas nous a fait oublier bien rapidement la galère du trail absolument pas défini, où il fallait escalader les pierres qui ne crochaient pas au sol. Très casse-gueule et dangereux, mais qui a dit qu’un cratère de volcan était simple à atteindre?!









Nous avons presque dû tirer notre guide jusqu’en haut car il avait la flemme de monter au sommet… Il a par tous les moyens tenté de nous décourager à aller au cratère, en nous disant qu’il faisait toujours nuageux là-haut, qu’on n’y verrait rien, que ça ne vaut pas la peine, et que le point de vue à 1000 mètres était très sympa… Certes! Mais il nous connait mal, nous monterions au sommet avec ou sans lui! Il nous suit à contre-coeur jusqu’à 1600m et passera toute la descente à geindre et se plaindre tel un enfant. On ne comprend pas à quel moment il s’est auto-proclamé « guide ».
Malgré un guide que nous avons payé pour rien, qui nous a davantage gonflé que se rendre utile, nous avons été scotchés par la vue, le fait d’être au-dessus d’un cratère, ressentir cette chaleur qui émane des pierres et de pouvoir jouir de cette très belle vue. Qui plus est, l’ascension a été sacrément sportive!




Après Ometepe l’aventure nica continue… Granada bonjour!