Un des pays les plus dangereux d’Amérique Centrale. Même pas peur!

Après de jolis moments au Nicaragua, saupoudrés de belles rencontres, nous nous dirigeons à Las Manos, la frontière avec le Honduras. Passage de frontière plutôt simple & rapide une fois de plus.

Nous sommes curieux de découvrir un petit bout du Honduras (par souci de temps nous n’y resterons que quelques jours) & de voir comment sont les gens. Dans le chicken bus (moyen de transport par excellence dans toute l’Amérique Centrale) une ou deux personnes nous sourient et nous indiquent où se trouve le terminal d’où nous pourrons prendre le bus suivant, où se trouve l’immigration, par où passer, etc. Première impression positive des honduriens!

Lorsque nous rejoignons en bus la fameuse capitale, Tegucigalpa, on s’attend à voir défiler des paysages morbides, entre ghettos et petits villages glauques à souhaits. Même pas! Le Honduras est un pays plutôt vert pour le coup! Beaux paysages, jolies forêts et collines verdâtres s’enchainent. Finalement ça n’a pas l’air d’être plus dangereux que le Panamá ou le Nicaragua…

Le Honduras détient malheureusement l’indice le plus élevé d’homicides en 2012, surtout lié au trafic de stupéfiants. Sa capitale, Tegucigalpa était, en 2014, la 5ème ville au monde avec le taux de criminalité le plus élevé (d’après The Guardian – vous noterez qu’en 8ème il y a Panama City, en 7ème Cape Town, en 4ème Bélize City, en 3ème Guatemala City – non non nous ne nous sommes pas basés sur cet article pour préparer notre itinéraire!).

Nous sommes finalement surpris car ça ressemble à n’importe quelle autre capitale du continent, sans avoir l’air plus ou moins craignos. Les gens sont sympathiques et font de leur mieux pour nous aider. La ville est même plus moderne que Bogotá par exemple! Ça nous intrigue et on y resterait bien quelques jours pour visiter. Il y a, semble-t-il pas mal de choses à découvrir. Malheureusement nous ne sommes que de passage.

Notre auberge (hostel Palmira) se trouve dans un quartier assez sûr, celui des ambassades (l’ambassade de Suisse à quelques mètres de là, au cas où 😉 ) et dispose d’un rooftop génial, d’une terrasse et d’une grande cuisine.

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Notre seconde et dernière étape au Honduras est la petite ville de La Ceiba, à 7 heures de là.

Depuis la Ceiba nous aimerions prendre un ferry pour rejoindre les iles paradisiaques de Cayos Cochinos dans les Caraïbes. Ce petit détour s’avèrera finalement être un fail (un échec de plus dans notre itinéraire). La météo peu clémente empêche les bateaux de quitter le port, les vagues étant trop grosses pour les lanchas (petits ferries) ces prochains jours.

Youpi deux jours coincés à La Ceiba où il n’y a pas foules de choses à faire… Repos forcé pour nous! Pas une mauvaise chose en soi finalement. Cela me permet également d’avancer le blog.

Deux jours après notre arrivée à La Ceiba nous partons, dans l’espoir de passer la frontière le jour-même. Non sans un passage obligé à San Pedro de Sula (seconde ville la plus meurtrière au monde en 2015/2016 d’après MBC Times) pour rejoindre le terminal de bus.

Nous continuons sur notre lancée malchanceuse en termes de timing et de bus lents et pourris et restons bloqués à Puerto Barrios au Guatemala, à quelques mètres de la frontière et du ferry qui aurait dû nous emmener au Bélize. Ce qui est rageant c’est que nous avons eu affaire à plusieurs personnes malhonnêtes ce jour-là, qui nous disaient n’importe quoi pour nous soutirer de l’argent. Ils n’ont aucun scrupule à mentir pour que nous n’ayons d’autre choix que de prendre leur taxi qu’ils nous facturent à prix gringo! Et pour finalement voir le ferry qui file sous notre nez. Nous sommes tout crasseux et épuisés par les interminables heures de bus. On ne souhaite qu’une chose, trouver un petit hôtel pour prendre une douche et y passer la nuit. On trouve un petit bouiboui et au moment de vouloir sauter sous la douche la tenancière nous averti que l’eau est coupée jusqu’à 21:00 suite à un petit souci de tuyauterie. Bien entendu elle nous avertit après que nous ayons fait le check-in et ayons réglé la nuit. Sympa… encore une personne qui omet de nous dire la vérité pour profiter de nous.
Puis cette longue journée se termine enfin!

Le lendemain s’enchainent les ferries (alerte mafia bretonne! encore un breton rencontré par hasard sur une lancha au fin fond du Guatemala ahah), les bus, les frontières. Puis nous posons enfin les pieds en terres bélizéennes.

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